Sentier des plantes sauvages au bord des chemins (milieu humide) créé par le club CPN à Port-Mort
(Comprendre et Protéger la Nature)
Nous avons observé :
– Eglantier (Rosa canina)
avec Cynorhodons ou « gratte-cul »
et tiges pourvues de jeunes bédégars
ou « barbe de St Pierre » abritant des larves de Cynips de l’églantier (Diplolepis rosae)
voir fiche en annexe
– Sureau hièble (Sambucus ebulus)
– Aubépine à grand calice (Crataegus rhipidophila)
– Saule à feuilles d’olivier (Salix atrocinerea)
– Linaire commune (Linaria vulgaris)
– Roseau !Phragmites australis)
– Aulne glutineux (Alnus glutinosa) Aulne poisseux, Vergne/Verne
Une particularité : l’Aulne joue un rôle important dans la consolidation des berges
grâce à un système racinaire important et un bois quasiment imputrescible dans l’eau.
La moitié de Venise serait ainsi construite sur des pilotis en aulne.
– Laîche paniculée (Carex paniculata)
Le système racinaire très fin et surtout très dense des Laîches paniculées permet au sol
qui est sous la plante de mieux résister à l’érosion provoquée par les courants et les crues.
Peu à peu se forment ainsi des touradons qui peuvent atteindre 50/60 cm de haut.
– Chêne sessile (Quercus petraea)
– Jussie (Ludwigia peploides)
– Bardane des bois (Arctium nemorosum)
– Grande Bardane ou Bardane officinale (Arctium lappa)
– Houblon (Humulus lupulus)
– Consoude (Symphytum officinale)
– Saule blanc, saule argenté, osier blanc (Salix alba)
une particularité : L’acide acétylsalicylique commercialisé depuis 1899
sous le nom d’aspirine provient de l’écorce du saule blanc (Salix alba)
– Renouée du Japon (Reynoutria japonica)
– Picride fausse vipérine (Helminthotheca echioides)
– Clématite des haies (Clematis vitalba)
– Pyracantha du Népal (Pyracantha crenulata)
– Cyclamen de Naples (Cyclamen hederifolium Aiton)
Le Cynips du rosier
Nous remercions l’ANAB et Roland Gissinger, en particulier, pour l’autorisation qui nous est donnée de présenter sur notre site, textes et photos publiés par cette association amie !
ANAB Association Nature Alsace Bossue
Publié le 31 Octobre 2015

Le Cynips du rosier (Diplolepis rosae ) Photo : Libor Hudik
Nom scientifique : Diplolepis rosae (Linnaeus, 1758)
Observation : 15 octobre à Bissert
Famille : Hyménoptères (celle de l’abeille et de la guêpe)
Dimensions : 5 mm seulement pour l’insecte volant, 1 à 5 mm pour la larve
Description : petite guêpe de couleur noirâtre et à l’abdomen effilé. La photo de l’abeille en illustration provient d’un amateur tchèque –Libor Hudik– patient et bon photographe car cet insecte est minuscule.
Habitat : jardins, haies
Cycle biologique et activité : la femelle pond au printemps ses œufs dans des plantes bien spécifiques : le rosier et l’églantier. Elle pond sur le bourgeons à l’endroit où arrive la sève. Elle avait déjà inventé le « sève drive ».
Les larves -de très petits vers blancs- se développent au sein d’une gale appelée « bédégar » qui signifie joliment en arabe persan, « souffle de rose ». Celle-ci est constituée de filaments végétaux collants à l’air de chevelure. La présence des larves de cynips provoque une réaction de l’églantier et la croissance de ces filaments spectaculaires par un mécanisme encore peu connu.
Une protéine secrétée par le cynips stimule la croissance de manière quasi cristalline des cellules du végétal.
Au microscope électronique on observe des filaments formés de trois fibres. La composition des cloisons de ces fibres est protéique et l’épaisseur ultramince. La larve du cynips stimulerait la production de protéines. Pour les plus curieux, il faut lire l’article de L Rey et A. Moreau.


Larves de Cynips du rosier (Diplolepis rosae ) Photo : Roland Gissinger (ANAB)
L’ensemble atteint 4 à 10 cm de large. Ces filaments n’affectent pas ou très peu la croissance des plantes. Les « fils » de la plante et les tissus qui se forment autour de ces larves deviennent durs comme du bois en fin de saison.
La larve doit encore se transformer en nymphe puis perforer ce bois au printemps pour sortir de son abri sous forme de petite abeille.
Reproduction : Il existe une particularité pour cet insecte : le femelles sont parasitées par une bactérie. Elles ne peuvent pas donner naissance à des mâles. La nature a trouvé une solution, elles se reproduisent sans mâle et donc sans fécondation ! Les mâles ne sont observés que dans un cas sur 100 ce qui doit suffire à un brassage génétique.
Prédateurs : Oiseaux, odonates pour l’abeille adulte. Il est à noter que si la larve du cynips est une gale sans grand effet parasitaire, de multiples insectes et moisissures la parasitent à leur tour. Ceci limite manifestement l’infestation des rosiers et églantiers…
Texte et photos Roland Gissinger (Anab)
Sources bibliographiques voir index biodiversité

Larves de Cynips du rosier (Diplolepis rosae ) Photo : Roland Gissinger (ANAB)Rédigé par ANAB
